Je pense que dans le top-ten de la VDM, de la journée de DAUBE, aujourd'hui, j'étais pas loin du podium. Rien de grave en soi, hein, mais plein de petits trucs mis bout à bout, de petites
contrariétés que tu empiles et qu'au bout d'un moment, tu sors dans la rue et tu hurles à pleins poumons d'énervement, genre thérapie par le grand cri qui libère chère à Bigard...
La Chienlit, première séquence :
Tirée du lit par les gazouillis impérieux de Martin à 8h20 (note bien que j'ai gagné 1h sur l'horaire habituel, mais de quoi je me plains ?!). J'ai à peine le temps de faire pipi. Je dois donc le
biberonner avant mon petit déj. Déjà, j'aime pas.
Je biberonne, il rototote, sourit... Parfait, je peux déjeuner et consulter mes mails en buvant mon thé. Marvellous. Un mercredi de rêve s'annonce (ménage et glandouille).
La Chienlit, deuxième séquence :
Des borborygmes parviennent de la chambre de Gauthier. Je lui dis de se lever, il ne se lève pas. Bon, il est grand, il a le droit de profiter de ses grasses mats si bon lui semble.
10h, Martin veut se recoucher, ça bouge toujours chez Gauthier. En emmenant Martin à sa chambre, je fais un crochet par celle de Gauthier pour qu'ils se fassent un calin. Je pose Martin dans le
lit de son frère. C'est humide. C'est même franchement mouillé. Mon sang ne fait qu'un tour : il a pissé au lit. Pas le petit, le grand, le propriétaire du lit !!! Ca fait 3 mercredis en à peine
plus d'un mois, je me demande quel sens je dois donner à ce nouveau rituel.
Je ne me questionne pas longtemps, je hurle tout de suite. Autant j'ai été compréhensive et conciliante les 2 fois d'avant autant là j'explose ! M'est avis qu'il va s'en rappeler un moment, de
cette soufflante !
Je recouche Martin et attaque la première lessive de la journée. Et le douchage de fils plein de pipi. Et la recherche d'un pressing qui pourrait me faire dans la journée la couette qui a morflé
aussi.
La Chienlit, le retour :
J'ai trouvé une laverie prête à me sauver la vie. Par chance, j'avais habillé Martin à son réveil au lieu de le laisser en pyj pour la journée, comme je le fais presque chaque mercredi. Je charge
la poussette et la couette dans la voiture, et reviens chercher les enfants. J'emmitoufle le nain dans sa wonder-combi et le pose sur le canapé le temps d'enfiler mes godasses. 40 secondes, grand
max. Shbing ! "ouiiinnnnnnnnn !" - "meeeeeeeerde !". 'l'a voulu se retourner. 'l'est tombé du canapé en se cognant au passage dans la table basse. 'l'a eu peur plus que mal. 'l'a droit à un gros
câlin qui l'apaise. Ouf.
La Chienlit, nouveau clap :
J'avais imprimé l'itinéraire sur mappy. Pas de bol, y'a des travaux sur la nationale. Ca bouchonne. Puis à l'arrivée, de nouveau des déviations. Je me paume à moitié. Ca commence à très
légèrement me gonfler.
Finalement, je trouve, je paie les 25€ demandés (en promettant au coupable que je ponctionnerai une partie de la somme dans sa tirelire) et repars avec poussette et enfants direction la maison.
Je couche Tintin qui s'est endormi dans la voiture.
La Chienlit, le retour 2 :
Bon, c'est pas tout ça, mais j'avais prévu de faire le ménage, moi, aujour'hui ! allez, l'aspi avant de manger, le reste après. Branche l'aspi, commence à aspirer la cuisine. Chpouffffff !
Silence subit. Fumée, odeur de cramé. Paix à son âme d'aspirateur...
La Chienlit, encore et toujours :
Je prépare à manger (saucisses et lentilles). Gauthier râle que ça lui va pas. J'indique qu'il a plutôt intérêt à pas trop la ramener, compte-tenu de mon état de nerfs du matin auquel il n'est
pas totalement étranger. Au moment ou c'est prêt, Martin réclame sa pitance. Bon, je mangerai plus tard...
La Chienlit, le retour du retour :
J'ai passé le balai après le repas. J'ai couché les enfants. Je m'attaque à des impressions pour un projet de scrap. L'imprimante n'arrive pas à entraîner les feuilles. J'en bousille une bonne
quinzaine avant de trouver une solution (plus chiante pour moi mais manifestement préférée par l'imprimante. De toute façon, il est dit que je dois en chier aujourd'hui alors bon...). J'ai du
coup passé la serpillière, pour me détendre. Et mis une lessive.
La Chienlit, clap de fin :
Je suis montée scrapper un peu, toujours pour me détendre. Quand j'ai eu fini, j'ai voulu sortir le linge de la machine. Sais pas pourquoi, en y allant, je SENTAIS qu'il allait arriver quelque
chose. Bingo. J'avais du mal caler le tuyau d'évac de la machine dans la baignoire (oui, l'hiver, notre machine à laver vient habiter dans la salle de bains, sinon, elle gèle dans le garage). Je
patauge dans 3cm d'eau. Joie et allégresse. Là maintenant tout de suite, j'ai très envie de pleurer. Et que la journée se termine... Re-serpillière.
Voilà... Un mercredi comme on les aime. Où on travaille pas pour passer du temps avec ses enfants. Et pour économiser une journée de nounous pour lesdits enfants. Et du carburant. Et où
finalement, le soir venu, on a passé sa journée à réparer les âneries des enfants, à nourrir les enfants, où on a fait 2 allers-retours de 50 kms chacun (un pour emmener la couette, et un pour
aller la récupérer et racheter un aspirateur au passage) et dépensé son bon d'achat du mois chez Carrefour pour aider à payer le nouvel aspirateur. Un mercredi où, finalement, on se demande si on
aurait pas préféré aller bosser, et où, VRAIMENT, on est contente de voir 22h30 arriver pour aller se coucher.